Vous souhaitez acquérir un nouveau savoir-faire, favoriser l'échange interprofessionnel, réorganiser votre mode d'intervention auprès du patient et diminuer notablement son temps d'attente ? Adhérez à un protocole de coopération et rentrez ainsi dans une véritable démarche de coopération.
La coopération constitue un véritable levier d’amélioration de l’efficience du système des soins, en accord avec l’évolution des aspirations des professionnels médicaux et paramédicaux. Au sein d’une équipe de soins, elle permet en effet l’évolution de l’exercice et des pratiques professionnelles en s’appuyant sur les compétences de professionnels paramédicaux, pour un parcours de soins optimisé.
Initié par l’article 51 de la loi HPST de 2009, le dispositif des protocoles de coopération a été rénové et simplifié par l'article 66 de la Loi OTSS de 2019. Il consiste à mettre en place à titre dérogatoire et à l’initiative des professionnels sur le terrain, de nouvelles formes d’exercice. Il s’agit de favoriser les transferts d’activités et actes de soins, qui répondent à des besoins de santé, pour mieux s’adapter aux pratiques des professionnels tout en garantissant, bien sûr, un haut niveau de sécurité et de qualité.
Les délégations d’exercice peuvent être de plusieurs natures :
- réalisation d’actes ou activité à visée préventive
- réalisation d’actes ou activité à visée diagnostique
- réalisation d’actes ou activité à visée thérapeutique
L’examen des textes réglementant une profession permet d’apprécier le caractère dérogatoire des activités ou des actes de soins transférés d’une profession à une autre. Le protocole de coopération concrétise la démarche de coopération entre professions de santé et permet de comprendre qui fait quoi, quand, comment, où et pourquoi.
Il existe donc deux possibilités d’entrer dans un protocole de coopération :
- via un protocole national autorisé (voir rubrique ci-dessous)
- via un protocole local/expérimental (voir rubrique ci-dessous)
Il s’agit des professionnels de santé répertoriés dans l’article L.4011-1 du code de la santé publique :
- les professions médicales : médecins, sages-femmes et odontologistes,
- les professions de la pharmacie : pharmaciens, préparateurs en pharmacie,
- les auxiliaires médicaux : aides-soignants, ambulanciers, audioprothésistes, auxiliaires de puériculture, diététiciens, ergothérapeutes, infirmiers, manipulateurs d’électroradiologie médicale, masseurs-kinésithérapeutes, opticiens lunetier, orthophonistes, orthoptistes, prothésistes et orthésistes, pédicures-podologues, psychomotriciens, techniciens de laboratoire.
Dans le cadre de l’article L. 4011-1, toutes les combinaisons, dans la limite de la liste citée ci-dessus, sont envisageables : médecin / infirmier, pédiatre / sage-femme, médecin / pharmacien, etc.
La coopération entre professionnels de santé est possible quels que soit le mode d’exercice (libéral, salarié, mixte) et le cadre d’exercice (établissements de santé, maisons de santé, pôle de santé, réseaux de santé, centres de santé, cabinet médical, EHPAD, HAD, SSIAD, etc.).
Liste des protocoles nationaux
Chaque protocole de coopération national fait l'objet d'un arrêté national dont le contenu est précisé dans son annexe. Le protocole précise ses conditions d’application (professionnels concernés, structure et le mode d’exercice).
Il n’est pas possible de déroger :
- au mode d’exercice prévu dans le cadre de l’arrêté, qui encadre le protocole. Ainsi, par exemple, un protocole prévu dans un établissement de santé ne peut pas être mis en œuvre dans une MSP ou un centre de santé, tout comme un protocole prévu pour une structure d’exercice coordonné (MSP, centre de santé) ne peut pas être mis en œuvre par des libéraux exerçant seuls. Lorsqu’un protocole de coopération est applicable à une structure d’exercice coordonné, cela ne concerne que les structures signataires d’un ACI ou signataires de l’accord national concernant les centres de santé
- ni à la combinaison prévue dans l’arrêté : si le transfert est de médecin à infirmier, elle ne peut pas être mise en œuvre par d’autres types de professionnels que ces deux-là.
Voir ci-dessous "Comment adhérer à un protocole de coopération national autorisé" et la notice explicative téléchargeable
Protocoles nationaux à usage de la ville – Vos repères rapides
Vous êtes intéressé par un protocole mais vous ne savez pas si votre structure est éligible ou vers quel protocole vous pouvez-vous tourner ? LA FEMAGE et l’ARS ont préparé pour vous une fiche identité synthétique pour chaque protocole national à l’usage de la ville. Elle vous permet d’identifier rapidement :
- Objectif du protocole – Comprenez rapidement ce que le protocole vise à accomplir.
- Actes dérogatoires concernés – Identifiez les actions possibles dans votre structure.
- Professionnels et structures éligibles – Vérifiez si vous pouvez y adhérer.
- Formation requise – Voyez ce qui est nécessaire pour être opérationnel.
Ces fiches vous offrent une vue d’ensemble en une page pour vous aider à identifier ce qui correspond à vos besoins, sans remplacer la lecture complète et attentive du protocole national ni l’organisation préalable sur la plateforme ministérielle (condition légale requise avant tout activité dérogatoire).
Foire aux questions
Etapes de mise en place d'un protocole national
Etapes de mise en place d'un protocole national
- 1
Identifiez le protocole adapté
Consultez les protocoles nationaux autorisés et identifiez celui qui répond aux besoins de vos patients et de votre organisation. Vérifiez que vous pouvez l'appliquer sans y déroger.
- 2
Constituez une équipe volontaire
Constituez une équipe de professionnels de santé volontaires conformément aux dispositions décrites dans le protocole.
- 3
Vérifiez les conditions de mise en œuvre
Prenez connaissance du protocole et vérifiez que chaque membre de l’équipe répond aux conditions requises : qualifications, expérience et critères propres au protocole.
- 4
Préparez l’organisation de l’équipe
Organisez concrètement le fonctionnement du protocole tel que défini : rôle de chacun, parcours du patient, modalités de coordination, formation de l’équipe conformément au contenu indiqué dans le protocole, disponibilité du délégant, traçabilité des actes et conduite à tenir en cas de difficulté ou d’événement indésirable.
- 5
Préparez votre déclaration
Renseignez l'attestation unique ci-dessous et rassemblez les informations et pièces nominatives nécessaires des membres de l'équipe (carte d'identité et justificatif d'enregistrement professionnel).
- 6
Déclarez votre équipe
Créez votre compte, si nécessaire, puis déclarez votre équipe sur la plateforme « Démarche numérique » via le lien ci-dessous. En cas de changement, vous devez obligatoirement actualiser la composition de l’équipe de soins adhérente au protocole directement sur la plateforme.
- 7
Suivez l’examen de votre déclaration
Votre déclaration est examinée par l’ARS Grand Est, qui peut vous demander des pièces complémentaires pour vérifier la régularité de sa mise en œuvre. Pensez à consulter la messagerie de votre dossier et à répondre aux demandes.
- 8
Démarrez le protocole une fois la déclaration aboutie
Vous pouvez mettre en œuvre le protocole au sein de votre équipe une fois votre dossier déposé sur la plateforme (l'état de brouillon ne constitue pas un envoi). Vous recevrez ensuite une notification via la messagerie démarche numérique. Conservez cette notification qui atteste de votre déclaration et transmettez la en cas de demande de justificatif.
- 9
Souscription d'une couverture assurantielle
Avant le déploiement du protocole de coopération, assurez-vous de disposer d’une couverture adaptée mentionnant explicitement le protocole, les structures et les professionnels concernés : responsabilité civile professionnelle en exercice libéral ou garantie de l’employeur pour les salariés.
- 10
Suivi annuel et évaluation du protocole
Chaque année, le référent de l’équipe déclarante renseigne l’enquête de suivi reçue par courriel. Le lien est personnel et ne peut être transmis. Les indicateurs présentés ci-dessous permettent de préparer l’enquête en ligne, sans s’y substituer.
- 11
Evénement indésirable
Tout événement indésirable lié au protocole doit être déclaré à l’ARS Grand Est à l'aide du formulaire et de l’adresse indiqués ci-dessous.
En cas d’événement indésirable grave associé aux soins (EIGS), une déclaration complémentaire doit également être effectuée sur le portail national de signalement des événements sanitaires indésirables.
Suivi et évaluation
Indicateurs de suivi
Le directeur de l’établissement ou le responsable de la structure d’exercice coordonnée doit :
- Informer la commission des usagers sur la mise en œuvre du protocole et transmettre l’avis de la commission sur cette mise en œuvre au directeur général de l’Agence régionale de santé Grand Est ;
- Répondre annuellement au comité national des coopérations interprofessionnelles, en renseignant l’enquête dématérialisée envoyée par mail au référent de l’équipe déclarante.
Comment remplir l'enquête annuelle de suivi ?
En tant que référent de l’équipe déclarante, vous avez reçu un lien pour accéder à ce questionnaire. Celui-ci est personnalisé et ne peut être transmis à une autre personne.
La réponse à l'enquête peut être réalisée et enregistrée en une ou plusieurs étapes. Avant de fermer l'application, pour conserver les données de la dernière page saisie, cliquer sur le bouton 'page suivante' .
Dès la reconnexion à l'enquête, la dernière page saisie s'affichera et vous pourrez compléter votre recueil ou revenir sur le recueil déjà renseigné.
Après saisie complète, une validation est obligatoire en dernière page pour confirmer vos réponses qui peuvent être imprimées avant cette validation. Après validation, vous avez la possibilité de modifier votre réponse jusqu'à la date butoir de réponse prévue.
Vous trouverez ci-dessous les indicateurs qui vous seront demandés (ce fichier ne remplace pas l'enquête en ligne).
Événements indésirables
- Transmettre le document de déclaration d’évènement indésirable survenu et déclaré par les professionnels ou les patients dans le cadre de l’application du protocole de coopération à ars-grandest-cooperation-ps@ars.sante.fr ;
- En cas d’évènement indésirable grave associé aux soins, les professionnels devront également déclarer cet EIGS sur le Portail de signalement des événements sanitaires indésirables (conformément au décret n° 2016-1606 du 25 novembre 2016)
Mesures financières
En établissement de santé
- Pour les professionnels délégués des établissements publics, une prime de 100 € brut par mois est attribuée, dans le cadre d'un ou plusieurs protocoles de coopération
- en application et dès lors qu'ils sont déclarés ou enregistrés. Le mail de confirmation de la déclaration doit être présenté à la direction des ressources humaines de l’établissement pour ouvrir les droits à cette prime.
Pour les Maisons de santé pluridisciplinaires (MSP) adhérentes à l’accord ACI et les Centres de santé (CDS) signataire de l’accord national et temporairement les CPTS avec :
- Pour les professionnels participant aux protocoles de coopération portant sur la prise en charge des soins non programmés en ville, une rémunération spécifique de 25€ par patient inclus dans le protocole, est à répartir librement entre les professionnels.
- Les protocoles « Douleur lombaire aiguë inférieur à 4 semaines », et « Traumatisme en torsion de la cheville » prévoient un second contact par le délégué, rémunéré respectivement à 20€ et 25€.
- Ce forfait inclut :
- le temps de consultation du délégué ;
- l’éventuelle revoyure du médecin (déléguant) le jour même ou le lendemain ;
- le temps de coordination entre professionnels de santé impliqués dans le PNC ;
- les charges de structure (gestion, informatique…) ;
- la formation des délégués
Cette valorisation financière n’est ouverte qu’aux MSP et CDS adhérents respectivement à l’ACI et à l’accord national des CDS.
Contactez votre CPAM et votre référent ARS de proximité pour plus d’informations sur les modalités pratiques
Liste des protocoles locaux expérimentaux déclarés en Grand Est
Retrouvez la liste des protocoles locaux expérimentaux déclarés déjà expérimentés et capitalisés en région Grand Est, selon leur champ d’application et leur cadre d’exercice :
- Protocoles à usage hospitalier ;
- Protocoles à usage de la ville : « Protocole lien ville -hôpital » (délégants hospitaliers) ;
- Protocoles à usage de la ville : uniquement MSP, Centre de santé et CPTS.
Si un protocole vous intéresse pour une activité dérogatoire, adressez votre demande sur ars-grandest-cooperation-ps@ars.sante.fr : nous vous fournirons le protocole de référence pour vous permettre d’élaborer le vôtre facilement, en vous appuyant sur l’existant.
Qui peut adhérer à un protocole local expérimental ?
Cf étape 1 du paragraphe "Comment adhérer à un protocole ?"
Comment adhérer à un protocole de coopération local expérimental ?
- 1
Vérifiez votre éligibilité
Structures éligibles : établissements de santé (ES), groupements hospitaliers de territoire (GHT), établissements médico-sociaux (EMS), centres de santé signataires de l’accord national, communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) et maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP) sous accord conventionnel interprofessionnel (ACI).
- 2
Rechercher l'existence d’un projet similaire
Consulter la liste des protocoles locaux expérimentaux déclarés en Grand Est
- 3
Contactez le référent ARS
Prenez contact avec le référent ARS afin d’obtenir le protocole concerné ou d’identifier un projet similaire déjà mis en œuvre dans une autre région.
- 4
Rédigez le protocole local expérimental
Renseignez de manière exhaustive la trame disponible en téléchargement ci-dessous pour rédiger votre protocole local expérimental.
- 5
L'ARS valide votre protocole
L’ARS vérifie que le protocole local respecte les exigences essentielles de qualité et de sécurité prévues à l’article R. 4011-1 du Code de la santé publique. Vous êtes ensuite notifié par mail de la décision de validation du protocole.
- 6
Obtenez l’autorisation locale de votre structure
Le protocole doit être validé au niveau de votre structure :
- Établissement de santé (ES) : validation par la direction générale et des instances compétentes (CME et CSIRMT).
- MSP, CPTS, EMS et centres de santé : avis de la commission ou de l’instance compétente de la structure.
- 7
Organisez et formez les équipes
Organisez concrètement le fonctionnement du protocole tel que défini : rôle de chacun, parcours du patient, modalités de coordination, formation de l’équipe conformément au contenu indiqué dans le protocole, disponibilité du délégant, traçabilité des actes et conduite à tenir en cas de difficulté ou d’événement indésirable.
- 8
Préparez votre déclaration
Renseignez l'attestation unique ci-dessous et rassemblez les informations et pièces nominatives nécessaires des membres de l'équipe (carte d'identité et justificatif d'enregistrement professionnel).
- 9
Déclarez les membres de l’équipe
Créez votre compte, si nécessaire, puis déclarez votre équipe sur la plateforme "Démarche numérique" via le lien ci-dessous. Utilisez de préférence une adresse mail générique afin d’assurer le suivi du dossier en cas de changement d’interlocuteur. Vous devez obligatoirement actualiser la composition de l’équipe de soins adhérente au protocole directement sur la plateforme en cas de changement.
- 10
Souscription d'une couverture assurantielle
Avant le déploiement du protocole de coopération, assurez-vous de disposer d’une couverture adaptée mentionnant explicitement le protocole, les structures et les professionnels concernés : responsabilité civile professionnelle en exercice libéral ou garantie de l’employeur pour les salariés.
- 11
Mettez en œuvre le protocole
Le protocole peut désormais être appliqué par les professionnels déclarés, dans le respect des modalités d’organisation, de formation, de qualité et de sécurité définies.
- 12
Suivi annuel et évaluation du protocole
Chaque année, le référent de l’équipe déclarante renseigne l’enquête de suivi reçue par courriel. Le lien est personnel et ne peut être transmis.
- 13
Evénement indésirable
Tout événement indésirable lié au protocole doit être déclaré à l’ARS Grand Est à l’adresse indiquée à l'aide du formulaire ci-dessous.
En cas d’événement indésirable grave associé aux soins (EIGS), une déclaration complémentaire doit également être effectuée sur le portail national de signalement des événements sanitaires indésirables.
Foire aux questions
Protocole local spécifique
Retrouvez le modèle de protocole local spécifique au renouvellement et à l’adaptation des prescriptions par les pharmaciens exerçant au sein des pharmacies à usage intérieur
Les protocoles locaux peuvent spécifiquement permettre aux pharmaciens exerçant en pharmacie à usage intérieur (PUI) de renouveler et d’adapter des prescriptions tel que prévu au 5° de l’article L5126-1 du code de la santé publique.
L’arrêté du 21 février 2023 définit à ce titre la liste des pathologies pouvant faire l’objet d’un renouvellement et d’une adaptation de prescription et prévoit la mise à disposition d’un modèle de protocole dans ce cadre spécifique.
Suivi et évaluation
Indicateurs de suivi
Le directeur de l’établissement ou le responsable de la structure d’exercice coordonnée doit :
- Informer la commission des usagers sur la mise en œuvre du protocole et transmettre l’avis de la commission sur cette mise en œuvre au directeur général de l’Agence régionale de santé Grand Est ;
- Répondre annuellement au comité national des coopérations interprofessionnelles, en renseignant l’enquête dématérialisée envoyée par mail au référent de l’équipe déclarante.
Comment remplir l'enquête annuelle de suivi ?
Merci de transmettre chaque année, avant le 15 février, les indicateurs de suivi de l’année N-1 à l’adresse suivante : ars-grandest-cooperation-ps@ars.sante.fr
Événements indésirables
- Transmettre le document de déclaration d’évènement indésirable survenu et déclaré par les professionnels ou les patients dans le cadre de l’application du protocole de coopération à ars-grandest-cooperation-ps@ars.sante.fr ;
- En cas d’évènement indésirable grave associé aux soins, les professionnels devront également déclarer cet EIGS sur le Portail de signalement des événements sanitaires indésirables (conformément au décret n° 2016-1606 du 25 novembre 2016)
Le Comité National des Coopérations Interprofessionnelles peut proposer le déploiement d’un protocole local sur tout le territoire national. Pour cela, il s’assure au préalable que le protocole répond aux conditions nécessaires à ce déploiement et notamment aux exigences de qualité et de sécurité définies par l’article R. 4011-1, en lien avec l’établissement de santé ou les établissements de santé mettant en œuvre le protocole et les conseils nationaux et les ordres professionnels concernés. A l’issue de cet examen, il transmet pour avis le protocole, avec d’éventuelles propositions de modification, à la Haute Autorité de santé. Au regard de cet avis, le protocole peut être déployé sur tout le territoire national par arrêté des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale.
Les équipes souhaitant mettre en place un protocole de coopération local expérimental doivent :
- Elaborer le protocole de coopération qui doit obligatoirement répondre aux exigences essentielles de qualité et de sécurité définies par l'article R4011-1 du code de la santé publique :
- Le soumettre pour avis aux instances et commissions de l'établissement, ou à la commission des soins infirmiers de rééducation et médico-techniques, ou aux PS de la structure
Objectif
Le protocole ASALÉE a pour objectif d'améliorer la prise en charge des maladies chroniques par une coopération entre infirmiers et médecins généralistes. Il concerne deux dépistages et deux suivis de pathologies chroniques.
A qui s'adresse le protocole Asalée ? Pour quelles activités ?
Le protocole de coopération permet à des infirmiers de déroger à leurs conditions légales d'exercice en réalisant, en lien avec des médecins généralistes, les activités suivantes :
- suivi du patient diabétique de type II incluant rédaction et signature de prescriptions types des examens, prescription et réalisation des ECG, prescription, réalisation et interprétation des examens des pieds ;
- suivi du patient à risque cardiovasculaire incluant prescription et réalisation des ECG ;
- suivi du patient tabagique à risque BPCO, incluant prescription, réalisation et interprétation de spirométrie ;
- Consultation de repérage des troubles cognitifs et réalisation de test mémoire pour les personnes âgées.
Comment adhérer à un protocole de coopération ASALÉE ?
Conditions
- être infirmier(e) diplômé(e) d’état depuis plus de 3 ans
- le protocole doit être déployé dans les zones caractérisées par des difficultés dans l’accès aux soins ou une précarité particulière de la patientèle ;
- la structure ne peut pas parallèlement mettre en œuvre des programmes d’éducation thérapeutique rémunérés par d’autres fonds publics sur les quatre pathologies concernées.
La mise en œuvre du protocole et la rémunération des infirmiers ASALEE sont pris en charge par l'association nationale.
Modalités d'adhésion au dispositif
Envoyez votre candidature (curriculum vitae et lettre de motivation) à :
- l'ARS Grand Est : ars-grandest-cooperation-ps@ars.sante.fr
- ou la coordination départementale de l'association ASALEE de votre département (cf mails ci-dessous) :
- Ardennes (08) : contact08@asalee.fr
- Aube (10) : contact10@asalee.fr
- Marne (51): contact51@asalee.fr
- Haute-Marne (52) : contact52@asalee.fr
- Meurthe et Moselle (54) : contact54@asalee.fr
- Meuse (55) : contact55@asalee.fr
- Moselle (57) : contact57@asalee.fr
- Haut Rhin (68) : contact68@asalee.fr
- Bas-Rhin (67) : contact67@asalee.fr
- Vosges (88) : contact67@asalee.fr
Pour rendre effective des pratiques innovante, le ministère publie régulièrement de nouveaux appels à manifestation d’intérêt (AMI) afin d’ouvrir la création et la rédaction des protocoles de coopération aux équipes de professionnels volontaires. Ces équipes volontaires s’engagent à rédiger un projet de protocole et son modèle économique, avec le soutien continu du secrétariat du comité national des coopérations interprofessionnelles.
Votre équipe est volontaire pour candidater à un AMI pour un futur protocole de coopération national autorisé ?
- Prenez connaissance de l’AMI ou des AMI publiés dans la liste (cf lien ci-dessous)
- Constituez une équipe projet composée de membres de la profession « délégante » et de la profession « déléguée »
- Renseignez l’ensemble du formulaire en ligne sur la plateforme « démarche simplifiée » (lien à retrouver dans l’AMI) et déposez les annexes exigées
- Respectez le délai de réponse pour que votre candidature soit instruite
- Vous serez contacté par le secrétariat du comité national si vous êtes sélectionné. Le secrétariat vous indiquera la suite de la démarche et vous accompagnera pas à pas.
Page dédiée aux protocoles nationaux de coopération (Site du Ministère des Solidarités et de la Santé)
Liste des appels à manifestation d'intérêt sur les protocoles de coopération nationaux
La plateforme "démarches simplifiées" vous permet de gérer la déclaration de votre équipe pour mettre en œuvre des protocoles de coopération, signaler l’ajout ou le retrait d’un professionnel de santé.
Article 66 de la Loi de transformation du système de santé du 24 juillet 2019
Arrêté du 6 septembre 2019 fixant le montant de la prime de coopération instituée par le décret n°2019-934 du 6 septembre 2019 portant attribution d’une prime de coopération à certains professionnels de santé exerçant dans le cadre des protocoles de coopération
Décret n° 2019-934 du 6 septembre 2019 portant attribution d’une prime de coopération à certains professionnels de santé exerçant dans le cadre des protocoles de coopération
Décret n° 2019-1482 du 27 décembre 2019 relatif aux exigences essentielles de qualité et de sécurité des protocoles de coopération entre professionnels de santé
Instruction conjointe MSS – CNAM sur le financement des protocoles de coopération en Maisons de Santé Pluri professionnelles et Centre De Santé pour les soins non programmés
Décret n° 2020-148 du 21 février 2020 relatif au fonctionnement du comité national des coopérations interprofessionnelles et des protocoles nationaux prévus à l’article L. 4011-3 et à leur application au service de santé des armées
Art 96 loi d’Accélération et de Simplification de l’Action Publique (ASAP) de décembre 2020: sur proposition du CNCI autorisation des protocoles « ancien régime » sans limite de durée sur l’ensemble du territoire national
Art 97 loi ASAP décembre 2020 : élaboration et mise en œuvre de protocoles locaux de coopération à l’initiative de professionnels de santé exerçant en établissement de santé public ou privé ou au sein d’un GHT, sans avis préalable de la HAS.
Art 3 loi d’amélioration du système de santé avril 2021: élaboration et mise en œuvre de protocoles locaux de coopération à l’initiative de professionnels de santé exerçant en structure d’exercice coordonné ou en établissement / service médico-social
Décret n°2021-804 du 24 juin 2021 relatif aux modalités de déclaration et de suivi des protocoles locaux de coopération des établissements de santé, des groupements hospitaliers de territoire et du service de santé des armées.
Décret n°2021-1512 du 19 novembre 2021 relatif aux modalités de déclaration et de suivi des protocoles locaux de coopération au sein des dispositifs d’exercice coordonné et des établissements et services médico-sociaux
- L’article R4011-1 du code de la santé publique concernant les exigences essentielles de sécurité et de qualité auxquelles doivent satisfaire les protocoles locaux
- INSTRUCTION N°DGOS/DGCS/DSS/2022/182 du 10 juillet 2022 relative à la mise en œuvre opérationnelle des mesures de la mission flash pour les soins urgents et non programmés pour l’été 2022
- INSTRUCTION N° DGOS/R2/RH2S/DGCS/DSS/2022/254 du 17 novembre 2022 relative aux mesures de soutien pour le système de santé durant l'automne et l'hiver 2022-2023
- Outils d’organisation de protocole national Le site de la Haute Autorité de Santé
- Déclaration des EIG : décret n° 2016-1606 du 25 novembre 2016
